Méthodes de traitement

La stimulation ovarienne minimale est adaptée aux femmes qui ne souhaitent pas subir une FIV avec la dose de stimulation courante. Dans ce cas la tablette de Citrate de clomifène (Clostilbegyt) est utilisée pour la stimulation et combinée avec de faibles doses d'injections utilisées pour la stimulation classique des FIV. La fécondation des ovules est réalisée par l'utilisation des méthodes ICSI ou PICSI. La probabilité de concevoir est inférieure à celle d'une FIV classique mais le risque de SST moins élevé et le coût financier inférieur.

En pratique la stimulation minimale est utilisée dans les cas suivants:

  1. Une stimulation antérieure a rencontré des complications dues au syndrome d'hyperstimulation ovarienne.
  2. Une femme effrayée par les hautes doses de stimulation hormonale
  3. Pour les femmes présentant des ovaires poly-kystiques
  4. Après des échecs répétés de traitements de l'infertilité reposant sur la FIV
  5. Quand il est nécessaire que le prix soit abaissé.

La première tentative réussie de fécondation artificielle a été réalisée en 1978 sous la direction des docteurs R. Edwars et P. Steptoe avec le premier enfant né grâce aux résultats de la méthode IVF/ET (Louise Brown, Grande Bretagne). Plus de 3.7 millions d'enfants conçus grâce aux méthodes de reproduction assistée naissent chaque année à travers le monde.

C'est un ensemble complexe de procédures quand l'ovule et les spermatozoïdes sont manipulés en dehors du corps de la femme.

Après la stimulation hormonale qui conduit à un nombre plus important d'ovules matures, ceux-ci sont extraits directement des ovaires et mélangés à une solution spéciale de culture avec des spermatozoïdes sélectionnés. Après la fécondation, les ovules sont cultivés de manière complétement naturelle jusqu'à devenir des embryons sans autre intervention. Les embryons sont ensuite transférés à nouveau dans le corps de la femme.

Préparation pour la FIV:

Stimulation hormonale:

La croissance multiple des follicules augmente les chances d'atteindre un plus grand nombre d'ovules de qualité et par conséquence davantage d'embryons aptes au transfert. Cela est accompli par la stimulation hormonale sous le contrôle permanent d'un médecin.

Récupération des ovules:

La récupération de l'ovule est réalisée sous une anesthésie générale de courte durée, guidée par une échographie trans-vaginale et dure environ 5 à 10 minutes. La procédure est réalisée avec une aiguille spécialement fine qui atteint directement l'ovaire par les voies vaginales. Les ovules sont alors aspirés. La patiente est alors libérée 2 heures environ après la procédure.

La collecte de sperme et sa préparation:

Un échantillon de sperme est collecté sur le partenaire dans une salle dédiée le jour de la récupération des ovules. L'abstinence sexuelle est recommandée les 2 à 5 jours précédents la collecte dans le but d'obtenir un échantillon de la meilleure qualité possible. Après leur préparation en laboratoire, les ovules sont fécondés par les spermatozoïdes du partenaire dans une solution spéciale. La fécondation se produit de manière spontanée. Les spermatozoïdes se déplacent en direction de l'ovule et pénètrent sa paroi. La culture commune des ovules et des spermatozoïdes dure entre 16 et 20 heures. Passé ce délai, l'embryologiste détermine le succès de la fécondation qui est prouvée par la présence de deux pronuclei et de deux ovocytes.

Si le conjoint rencontre quelques doutes quant à la possibilité de fournir un échantillon le jour de la récupération de l'ovule, il peut avoir recours à la méthode de la cryoconservation anticipée.

Pour les hommes n'ayant aucun spermatozoïde présent dans leur éjaculat la méthode MESA/TESE est une possibilité pour obtenir des spermatozoïdes dans le cycle de FIV.

La culture embryonnaire:

Les embryons sont cultivés à température stable dans des milieux adaptés pendant 2 à 6 jours. Passé ce délai, ils sont transférés dans l'utérus. Les embryons en surplus peuvent être congelés et stockés pour une utilisation éventuelle dans le future.

Le transfert de l'embryon:

Cette procédure consiste à réintroduire les embryons dans la cavité utérine en utilisant un cathéter spécial. Les embryons sont transférés conjointement avec une petite quantité du milieu de culture. Cette procédure est rapide et dans la plupart des cas indolore ; elle ne nécessite pas d'anesthésie générale. Le nombre d'embryons transférés dépend principalement de l'âge de la patiente, du nombre de cycle de FIV ayant échoué dans le passé et des souhaits de la patiente. Ce sont en général 1 à 2 embryons qui sont transférés.
La patiente peut quitter la clinique environ 1 heure après le transfert. Une semaine après le transfert la patiente revient à la clinique pour passer un test de grossesse.

LA culture embryonnaire prolongée est une méthode qui améliore les résultats de conception selon les méthodes de FIV et de transplantation ovulaire. Les ovules, les spermatozoïdes et les embryons sont stockés dans un médium spécifique (solution de culture) qui crée des conditions propices pour leur développement. La solution de culture est remplacée chaque jour dans le but de fournir des conditions de développement de l'embryon aussi naturelles que possibles.

Culture à l'état de blastocyste

En utilisant les solutions spécifiques, il est possible de prolonger la durée de culture des embryons de 5 à 6 jours supplémentaires (état de blastocyste). L'intérêt de cette procédure est la possibilité de choisir la meilleure qualité d'embryons à transférer et d'augmenter les chances de grossesse. L'utilisation de la culture longue est particulièrement adaptée quand le nombre d'ovules est suffisants (6 et au-delà). Le choix d'une date optimale pour la transplantation ovulaire est très individualisé et peut être différente d'un cycle à l'autre.

Une technique additionnelle durant laquelle une petite incision est réalisée sur la paroi d'un embryon de deux à quatre jours. L'embryon s'en sert alors pour quitter la paroi. Il est recommandé d'utiliser cette technique pour des embryons présentant une paroi plus épaisse ou en cas d'échec répétés d'implantation (dans les cycles antérieurs, l'embryon ne s'est pas implanté spontanément).

La congélation des embryons est une méthode grâce à laquelle nous sommes capables de préserver un surplus d'embryons de qualité pour aussi longtemps que nécessaire. Ils sont conservés dans du nitrogène liquide et restent prêts pour un transfert ultérieur. La cryoconservation est utilisée quand il y a assez d'embryons de qualité qui n'ont pas été transférés dans un cycle donné (par exemple pour éviter le risque des grossesses multiples). En cas de syndrome d'hyperstimulation ovarienne sérieuse constatée et en cas de conditions défavorables au transfert (autre maladie de la patiente, faible couche utérine....) tous les embryons sont congelés. Malgré la standardisation de la procédure, tous les embryons ne peuvent survivre à la décongélation dans des conditions adaptées au transfert.

Le taux de succès du transfert d'embryons congelés et décongelés (Transfert cryo-embryonnaire) est plus faible qu'avec des embryons frais. Pour la femme, cela est préférable car elle n'a pas besoin de thérapie hormonale répétée et d'extraction d'ovule. Selon les connaissances actuelles, il n'y a pas de risque connu d'augmentation des anomalies ou de défauts congénitaux de développement dus à cette méthode.

La PGD et la PGS sont des méthodes de diagnostics qui nous permettent d'évaluer certains attributs génétiques des embryons avant leur transfert dans l'utérus. A partir d'un embryon à J+3 nous sommes capables d'extraire une ou deux cellules et de les soumettre à des analyses génétiques.

Les embryons survivent en général à cette procédure sans aucun dommage et continuent leur développement de manière normale.

L'échographie préimplantatoire aide à découvrir des écarts obtenus ou hérités du nombre ou de la structure d'un chromosome. Ces anomalies sont souvent liées aux avortements spontanés. Par l'utilisation de tests préimplantatoires nous pouvons également découvrir des changements (mutations) de gènes particuliers liés à des maladies particulières héritées et qui se sont déclarées dans la famille (PGD).

Les méthodes PGS et PGS sont recommandées aux couples quand:

  • L'âge de la femme est supérieur à 35 ans ce qui augmente le risque de mettre au monde un enfant avec un nombre trop important de chromosomes (Trisomie 21 ou syndrome de Down par exemple).
  • Ils ont connu une fausse-couche ou la naissance d'un fœtus présentant une déviation chromosomique.
  • Ils ont connu des échecs répétés de traitements FIV ou des fausses couches en phase précoce de grossesse.
  • Les résultats d'un des partenaires font apparaître une conversion chromosomique. Sans que l'affection paraisse évidente, cela pourrait mener à une production de spermatozoïdes ou d'ovules endommagés avec transmission à la descendance.
  • Une maladie liée au sexe est avérée (maladie qui affecte les sujets masculins uniquement mais portée par les femmes – hémophilie par exemple)
  • Un des partenaires a suivi ou est en cours de traitement par chimiothérapie ou radiothérapie.

Le diagnostic préimplantatoire ne peut garantir complétement le choix d'un embryon sans aucun défaut. Cela est dû à la méthode elle-même et à ses principes. Nous ne pouvons tester qu'un spectre donné de déviations qui pourraient le plus compromettre l'embryon d'un couple donné. De la même manière, nous ne pouvons garantir le succès d'un programme de FIV impliquant l'implantation d'un embryon après le transfert et la création d'une grossesse. Nous ne pouvons garantir la naissance d'un enfant en bonne santé. Tout ceci dépend également d'autres facteurs.

Une révolution dans le traitement de l'infertilité masculine a fait la une des journaux en 1992 lors des premières grossesses réalisées par l'injection d'un sperme unique dans l'ovule à travers sa paroi (zona pellucida). Cette méthode a pu aider un nombre incalculables de couples dont le cas était sans espoir et qui étaient obligés d'utiliser un don de sperme seulement quelques jours auparavant. La méthode ICSI (injection intra cytoplasmique de spermatozoïdes) est une technique de micromanipulation au cours de laquelle le sperme est aspiré dans un fin tube capillaire en verre et introduit dans un ovule à travers sa paroi.

Cette méthode est indiquée dans les cas d'incapacité des spermatozoïdes à féconder l'ovule de manière spontanée (faible nombre de spermatozoïdes, faible mobilité), les causes immunologiques d'infertilité, les échecs de FIV classiques, en cas d'âge avancé, de faible quantité d'ovules matures, quand du sperme cryo-conservé est utilisé ou quand le sperme est collecté selon les méthodes MESA/TESE, en cas de recours à des dons d'ovules... Cette méthode rencontre un taux de fécondation à succès très élevé.

La patiente doit bien entendu effectué la procédure normale de super-ovulation et d'extraction de l'ovule et le partenaire doit fournir le sperme. D'après les données récoltées, nous pouvons affirmer que la fécondation de l'ovule selon cette méthode ne présente pas de risque supplémentaire de mettre au monde un enfant atteint de malformation congénitale en comparaison avec la conception spontanée.

Il s'agit d'une technique de laboratoire (ICSI améliorée) qui nous permet d'extraire et de transférer un seul spermatozoïde mature dans l'ovocyte. Cela augmente le taux de succès du traitement contre l'infertilité. Bien entendu, seuls des spermatozoïdes matures capables de se connecter spécifiquement au complexe dit ovocytaire (hyaluronan) sont capables de féconder l'ovule. Il a été observé dans du sperme mature une plus faible apparition d'aberrations chromosomiques que dans du sperme immature.

En utilisant simplement la méthode ICSI, le sperme est sélectionné pour sa morphologie et sa motilité. Cela ne garantit pas qu'un spermatozoïde avec le meilleur bagage génétique soit choisi. La méthode PICSI reproduit la connexion du sperme mature avec le complexe ovocytaire laquelle est particulièrement importante pour la sélection d'un spermatozoïde adapté pendant la fécondation naturelle. Cette technique peut être utilisée seulement à condition qu'il y ait suffisamment de spermatozoïdes ayant une bonne motilité dans l'éjaculat.

Comment augmenter les chances de succès de l'implantation embryonnaire?

La clinique de médecine reproductive et de gynécologie de Zlin offre des méthodes modernes pour augmenter les chances de traitement réussi.

EmbryoGlue® est un environnement de culture spécifique utilisé pour le transfert des embryons dans l'utérus. Ce medium contient tous les nutriments nécessaires et les sources d'énergie requises pour un développement embryonnaire optimal. Il contient également une concentration d'acide hyaluronique qui est naturellement présent dans les fluides folliculaires et utérins ainsi que dans les fluides des trompes de Fallope et qui augmente le viscosité de ces fluides.

Embryoglue, Clinical Results

Résultats cliniques prouvés de l'utilisation du medium de culture EmbryoGlue contenant de l'acide hyaluronique (source : Vitrolife)

 

Par conséquent, l'utilisation d'EmbryoGlue® augmentera la probabilité de grossesse en comparaison de l'utilisation de media sans acide hyaluronique. Il est possible d'utiliser EmbryoGlue® à toutes les étapes du développement embryonnaire. Il peut être utilisé pour des transferts d'embryons frais comme pour des transferts d'embryons congelés. EmbryoGlue® est une procédure supplémentaire optionnelle et l'équipe d'embryologie a besoin de préparer ce medium en avance en vue de son utilisation. Merci de nous informer en avance si vous souhaitez y avoir recours. Merci de nous informer si vous souhaitez l'utiliser pour certaines étapes pendant la phase préparatoire au traitement.

Toute demande d'inscription pour l'utilisation de cette procédure doit être annoncée avant le début du traitement. Le prix de la procédure est de 120 EUR.

MESA – aspiration microchirurgicale du sperme depuis l'épididyme. Une procédure réalisée en cas d'interruption du transport de sperme entre l'épididyme et l'urètre. Dans la plupart des cas, la procédure est réalisée avec une chirurgie ouverte sous anesthésie générale. Cela signifie que l'épididyme est atteint par une incision d'environ 3 cm de long dans le scrotum et le fluide est aspiré avec une pipette introduite directement dans les voies. Ce fluide est ensuite analysé pendant la procédure dans le laboratoire d'embryologie. Si des spermatozoïdes vivants sont présents, ils sont utilisés pour féconder l'ovule selon la méthode ICSI.

Dans le cas où aucun spermatozoïde n'a été obtenu durant la MESA, nous procédons à la méthode TESE. Il s'agit d'une procédure utilisé quand il est possible d'obtenir du sperme de l'épithélium si le sperme est incapable de voyager de l'intérieur du testicule jusqu'à l'épididyme.

Au travers de micro incisions dans les enveloppes testiculaires nous obtenons un échantillon de ce tissu. Cela est effectué en laboratoire. Si des spermatozoïdes vivants sont présents, ils sont utilisés pour la fécondation. En cas d'azoospermie (absence de spermatozoïdes vivants) répétée, l'obtention de sperme viable n'est pas garantie par l'utilisation de cette méthode. Le patient est informé de l'issue d'une procédure post-opératoire.

Méthodes d’examen

Diagnostics de l'infertilité

L'évaluation de l'infertilité d'un couple est un processus progressif. Un examen et une évaluation détaillés des deux partenaires aident à déterminer les causes de l'infertilité et peut être suivi d'un traitement efficace. Dans certains cas le diagnostic est simple, dans d'autres cas il nécessite une enquête plus profonde et élaborée.

L'évaluation de tous les résultats donnera à votre médecin un bon aperçu des causes possibles de l'infertilité et il sera alors capable d'apporter son aide et un traitement optimum. Actuellement, nous sommes capables d'aider jusqu'à 95% des couples infertiles.

Méthodes de diagnostiques pour les femmes:

L'examen de base d'une femme consiste en une échographie intra vaginale de l'utérus et des ovaires en fonction du cycle menstruel, suivi par un examen gynécologique. L'échographie permet d'évaluer la taille et la forme de l'utérus, la présence éventuelle de fibromes, la qualité et l'épaisseur de l'endomètre. Cela fournit également une information sur la forme des ovaires et des follicules ainsi que sur la présence éventuelle de kystes ou d'endométriose.

Le test sanguin réalisé au cours des trois premiers jours de menstruation renseigne sur la condition des ovaires, leur capacité à produire des ovules matures et leur réponse potentielle à une stimulation hormonale. Les niveaux d'hormone folliculostimulante (FSH) et d'hormone lutéinisante sont évalués. Il est possible de déterminer le niveau d'hormone antimüllérienne (AMH) qui donne également une bonne indication de la réserve ovarienne. Une bonne part du profile hormonal repose sur le niveau de prolactine (PRL) et les niveaux d'hormones thyroïdiennes (TSH, FT4).

Le passage aux rayons X de l'utérus nous permet d'observer la forme de la cavité utérine et la perméabilité ou l'obstruction des trompes de Fallope. Ce test est réalisé par un gynécologue. Un instrument adapté est introduit dans le col et un colorant est lentement injecté. Son flux est visible sur l'échographie.

C'est une méthode qui nous permet de visualiser la cavité utérine et de réaliser une petite opération à travers la cavité et le col, élimination des polypes, adhérences et séparation du septum. Nous réalisons ces opérations dans notre clinique grâce à un appareil optique de 2 millimètres qui nous permet de réaliser la plupart des procédures sans anesthésie générale.

Une laparoscopie est une méthode de diagnose utilisée pour observer avec soins l'intérieur de la cavité abdominale à travers plusieurs incisions minuscules et pour réaliser les interventions chirurgicales nécessaires sans ouvrir l'abdomen lui-même. La Laparoscopie est réalisée pour des raisons liées au diagnostic ou aux soins.

C'est un examen des chromosomes qui nous donne une idée du profil génétique des deux partenaires. Des résultats anormaux peuvent être une des causes de l'infertilité. Ils peuvent également conduire à un échec des méthodes de reproduction assistée. Cela peut potentiellement conduire à des avortements répétés. Chez les sujets masculins présentant des résultats de type pathologiques un échec dans le développement des spermatozoïdes se produit. Dans ces cas il est recommandé de passer des tests de fibrose kystique souvent présente de manière latente dans ce type de problèmes. Et également un test de micro-délétion pathologique du chromosome Y.

Un test immunologique fait partie des tests de base concernant la fertilité des femmes dans notre clinique. Anticorps contre les spermatozoïdes, ovules et embryons détectés aussi comme anticorps anti-phospholipides. Dans les cas indiqués (fausse-couches répétées, échecs répétés des méthodes de reproduction assistée) l'immunité cellulaire est testée.

Méthodes de diagnostiques pour les hommes:

  • Analyse su sperme
  • Culture de spermatozoïdes
  • Test andrologique
  • Test du chromosome du sperme
  • Fragmentation de l'ADN du sperme
  • Tests immunologiques
  • Tests hormonaux