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Une histoire qui finit bien: cette femme qui ne pouvait pas avoir d’enfant et qui a finalement mis au monde des jumeaux

Peu de personnes savent à quel point la souffrance des femmes infertiles peut être profonde du fait de ne pas pouvoir avoir d'enfants de manière naturelle. Beaucoup d'entre elles tombent dans la dépression et ont besoin de soutien psychologique pour surmonter cette période difficile. Comme si souffrir n'était pas suffisant, en Roumanie, les femmes infertiles doivent également mener un autre combat : la lutte contre le système médical. Voici l'histoire d'une mère qui a essayé pendant de nombreuses années d'avoir des enfants et qui y est arrivé très difficilement, seulement après une fécondation in vitro à l'étranger.


Clinique romaine contre clinique étrangère:

Carmen Ganea est une mère heureuse désormais. Elle a de merveilleux jumeaux, un garçon et une fille d'un an et demi. Mais personne ne peut imaginer le drame qu'a vécu Carmen pendant des années, jusqu'à ce qu'elle arrive à accomplir son rêve de devenir mère. Elle a entamé le combat contre l'infertilité en 2011, et une année plus tard elle a suivi sa première procédure de FIV. Elle a suivi de nombreuses procédures de FIV dans différentes cliniques renommées de Bucarest et à travers tout le pays, mais ne parvenait pas à atteindre le résultat escompté.

Au début de l'année 2014, son rêve est devenu réalité après sa décision de se rendre à la clinique de FIV de la ville de Zlin en République tchèque. Elle a alors réalisé la différence profonde qui existe entre l'approche des médecins roumains et ceux de l'étranger.
« Je suis sûre qu'il y a de merveilleux médecins également en Roumanie, mais je peux dire sans hésitation qu'il n'y a pas de comparaison possible. Il existe de nombreuses différences, mais je pense que la plus importante d'entre elles est le respect des patients en cours de traitement. Je suis désolé de dire qu'en Roumanie, la reproduction assistée est un commerce profitable, et que l'accent est mis sur le côté financier au détriment du patient. Le protocole médical est un protocole standard, il n'est pas personnalisé en fonction des problèmes spécifiques aux patients, on vous invite à faire de nombreuses analyses médicales et tout est remis à plus tard afin de vous faire dépenser le plus d'argent possible, mais sans résultat concret. On ne vous dit pas clairement quels sont les problèmes et les solutions possibles pour les surmonter », raconte tristement Carmen Ganea.
Cependant, elle affirme que choisir de suivre le traitement de la clinique de FIV de Zlin fut la meilleure décision qu'elle ait prise : l'intervention fut un succès au premier essai et Carmen est tombée enceinte de jumeaux. Les enfants sont venus au monde en Novembre 2014. Ce fut quatre années d'attentes et de déceptions cruelles.

L'expérience roumaine : Ils m'ont envoyé au sous-sol et m'y ont laissé crier pour ne déranger personne:

Les quatre années consécutives de traitements ratés et d'expériences malheureuses dans les cliniques roumaines a eu un impact sur la vie du couple, Carmen confesse : « Je me souviens qu'après la première année durant laquelle nous nous sommes rendus à plusieurs consultations dans une clinique réputée de Bucarest, mon mari et moi-même étions désorientés, consternés et nous ne pouvions pas comprendre quel genre de problème nous avions et pourquoi nous ne pouvions pas avoir un bébé. Après chaque consultation nous étions encore plus tristes et démoralisés et nous quittions la clinique en pleurant. »

Carmen raconte que chaque procédure échouée se transformait en véritable drame personnel pour elle et son mari. Au-delà des interventions douloureuses, de la grande quantité d'argent dépensée et des espoirs déçus, elle raconte qu'elle a dû affronter la froideur et le manque d'empathie des médecins.

« Lors d'une procédure, le médecin qui effectuait les ultrasons m'a dit sèchement et de manière précipitée que mon corps ne réagissait pas au traitement et que je devrais partir et attendre le médecin spécialiste pour davantage d'informations. Le médecin en question était déjà en consultation et m'a demandé de l'attendre dans la salle d'attente. J'étais dans un état déplorable, pleurant très fort et le souffle coupé. Un employé de la réception m'a alors dit que je dérangeais les autres patients et m'a invité à me rendre dans un couloir de l'entresol où mes pleurs ne dérangeraient personne. Je me suis assise là-bas et j'ai pleuré pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que le médecin soit disponible. Personne ne s'est soucié de ma souffrance, personne ne m'a proposé un verre d'eau, un tranquillisant ou quoique ce soit. Le médecin m'a dit sèchement que je pouvais essayer à nouveau dans six mois, que c'était le mieux selon eux. Je ne me souviens même pas comment je suis partie et comment j'ai pu rejoindre mon domicile. Cela ne m'a pas pris six mois mais une année entière pour retrouver les nerfs nécessaires afin de recommencer les analyses médicales », se souvient Carmen avec les larmes aux yeux.

« L'amour n'est pas divisé par deux, il est multiplié par deux »

Quand elle a décidé de se rendre dans une clinique étrangère, tout a changé pour Carmen. Elle a réalisé que les choses pouvaient être différentes, que les médecins pouvaient travailler d'une manière efficace et organisée.
Adina Vochin, la coordinatrice de la clinique de FIV de Zlin en Roumanie, se souvient du drame que vivait Carmen à l'époque où elle l'a rencontrée.

« Elle souffrait beaucoup et ne comprenait pas ce qui se passait dans son cas, ce qui n'allait pas chez elle ou chez son mari. Après presque trois années de traitements et d'analyses, aucun médecin de pouvait émettre un diagnostic clair. Bien entendu, sans diagnostic, on ne peut avoir de traitement efficace. Un couple affrontant des problèmes de fertilité est très sensible émotionnellement et chaque échec constitue un traumatisme. La mission d'une clinique n'est pas seulement d'appliquer des procédures médicales, mais également de fournir au patient tout le soutien dont il a besoin, d'utiliser toutes les ressources disponibles pour obtenir des résultats positifs pour le patient. J'ai réussi à aider Carmen en répondant à toutes ses questions et en lui présentant clairement quelles analyses elle aurait à faire avant d'aller à la clinique de Zlin. Ainsi, une fois sur place, tout s'est bien passé et les résultats ont rapidement été au rendez-vous », raconte Adina Vochin.

« Les enfants sont merveilleux. Ils sont notre plus grande joie. »

Désormais, après des années de souffrance, chaque journée de la vie de Carmen s'est transformé en bénédiction : "Les enfants sont merveilleux, ils sont notre plus grande joie, ils sont joyeux, vivants, et notre amour pour eux ne constitue pas une division en deux mais une multiplication par deux de notre dose d'amour. Je ne pense pas qu'il soit vraiment possible de décrire par des mots le degré de bonheur que nous avons atteint en réalisant ce rêve. »

Carmen espère que le système médical roumain va changer radicalement et que les femmes infertiles seront traitées avec le même professionnalisme et la même empathie que dans les cliniques étrangères.

Nahoru