17. 1. 2020

Aide financière pour des études à Copenhague

A cette époque, j’étais étudiante à la Faculté des sciences sociales de l’Université Tomáš Baťa à Zlín et l’une des principales raisons a été une motivation financière. Avec une camarade, nous avons décidé de le faire ensemble.


Au début, j’étais un peu hésitante et nerveuse, si c’était une bonne idée, mais quand je suis arrivée à la clinique de médecine reproductrice à Zlín et que j’ai vu combien de personnes se trouvaient dans la salle d’attente et combien de femmes rencontraient des problèmes d’infertilité, j’ai pris conscience du fait que ma décision permettrait de donner naissance à une nouvelle vie et de satisfaire un rêve. L’approche du personnel m’a également apaisée. Personne ne me forçait à rien, tout le monde était agréable, le médecin m’a tout expliqué, puis m’a fait un examen par ultrasons et une prise de sang. Tout le monde tâchait de nous satisfaire au maximum de manière à ce que nous puissions autant que possible nous rendre à tous les contrôles ensemble avec mon amie. Au total, j’ai visité la clinique 4x, nous avons rendu cela agréable, nous sommes une fois allées déjeuner au restaurant de l’hôtel Tomášov situé dans le même bâtiment. Nous nous sommes mutuellement soutenues dans notre aventure commune et nous échangions nos sentiments. Cette expérience commune nous a beaucoup rapprochées. Les soins ont été bien assurés. Lorsque j’avais des doutes quant à l’application des médicaments, les infirmières ont pris soin de bien me conseiller et de me réexpliquer par téléphone. Contrairement à mon amie, j’avais peur de l’anesthésie, mais il s’agit vraiment d’une intervention très courte dont il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Après le prélèvement d’ovocytes, je me suis reposée dans la chambre et suis allée récupérer personnellement la somme financière que j’ai investie dans mon séjour d’études à Copenhague. Est-ce que je referais un don ? Après ma première expérience, je sais que oui. Mes craintes et mes incertitudes, normales selon moi la première fois, ont disparu. Je suis actuellement en congé de maternité, j’ai ma propre famille et quand je vois gambader mon fils, je me dis parfois que cela avait valu le coup. Grâce à moi, quelqu’un vit désormais la même joie d’avoir sa propre famille.

Camille, 30 ans.